Communauté usages, management, prospective... autour du digital. Publiée par M21.

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Marketing 2.0Marketing 2.0

Dans son article fondateur, " What Is Web 2.0 ", Tim O'Reilly notait que : « Pour une part essentielle, le Web 2.0 est une affaire d'intelligence collective » – répondant ainsi indirectement aux rédacteurs du Cluetrain Manifesto qui soulignaient de manière prédictive dès 1999 : « Les marchés sont des conversations ».

Le Marketing 2.0, c'est un marketing fondé sur cette intelligence collective ... mais ce n’est certainement pas le marketing du Web 2.0.

Le Marketing 2.0, c’est celui d’une nouvelle civilisation – une civilisation où les conversations priment sur la communication verticale enseignée dans les manuels scolaires ; où les consommateurs réclament d’être enfin associés au développement des produits qu’ils utilisent quotidiennement. Une Civilisation 2.0, bien plus qu’un simple nouvel Internet.

Evidemment, entrer dans le monde du "2.0" implique un changement profond de posture. D’accepter de devenir one amongst many – ce qui apparaît loin de séduire tout le monde … mais constitue le seule chance de survie pour le marketing : se réformer ou disparaître.

Bref, c'est un marketing en construction : dans ce livre, mais aussi sur ce blog ... à vous de réagir, proposer, critiquer!

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Le Marketing 2.0 vu par … Anne Thevenet-Abitbol*

L'intelligence collective des 2 Vaches

Les 2 Vaches des fermiers du bio, c'est avant tout une histoire d'hommes et de conviction. Ce n'est pas un lancement marketing, c'est un projet d'entreprise, c'est la vision d'une société, c'est la volonté de quelques uns de participer au développement de l'agriculture biologique. 

On ne se lance pas dans le bio pour faire du profit, on s'y lance parce qu'on croit en ses bienfaits - pour la santé de la terre et pour celle de ceux qui vivent dessus - et qu'on veut que le  plus grand nombre de personnes en bénéficient.

Le bio, c'est un combat, le bio c'est un engagement, et si nous y sommes allés avec Les 2 Vaches, c'est bien parce qu'on pensait qu'on avait un rôle à jouer sur ce marché. Le bio est une niche, parce que beaucoup le trouvent trop cher, ils n'en comprennent pas la qualité, ou le trouvent austère, voire même peu goûteux, ou encore n'osent pas pousser la porte des magasins spécialisés. Nous avons donc flanqué notre marque initiale "les fermiers du bio", qui signait notre volonté d'accroître les débouchés pour les fermiers qui s'étaient convertis au bio, de deux porte-parole :  Les 2 Vaches.

La vache à lunettes symbolise la savante et la pédagogue, la vache avec les taches en formes de fleurs symbolise la frivole qui ne manque jamais l'occasion de faire un bon mot. Tout l'enjeu était de contribuer à rendre le bio plaisant et compréhensible, en un mot plus populaire. D'où le choix aussi d'aller en grande distribution, là où vont la plupart des gens et là où le bio était encore peu développé.

C'est une aventure menée par une petite équipe qui s'est constituée en filiale de Danone, qui a tout remis à plat, du business model à la manière de s'adresser au consommateur, et qui cherche avant tout à faire partager ses convictions et ses emballements à ce dernier.

Les 2 Vaches des fermiers du bio, c'est un packaging hors des codes et extrêmement bavard pour nouer un dialogue, un site Internet très informatif qui reçoit de nombreuses réactions de consommateurs, et de l'échantillonnage pour privilégier le contact direct.

D'ailleurs vous constaterez que c'est une marque qui parle très peu d'elle mais qui cherche beaucoup plus à faire comprendre en quoi manger bio est un acte non seulement marchand mais aussi citoyen. C'est probablement cela aussi l'intelligence collective.

* Directeur Prospective et Nouveaux Concepts – Danone

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Air France confirme son manque d’éthique

2b0926662eeaf9b7dfa8ec662c5cf5d2.jpgSuite aux petits désagréments connus à Roissy lors de mon dernier voyage à Alger, j’ai posté un petit mot sur les sites d’Aéroport De Paris et Air France.

Aéroport De Paris – excepté un petit accusé de réception de Marie : "Afin de traiter au mieux votre message, je l'ai transmis au service Relations Clients. Celui-ci se chargera de vous apporter une réponse appropriée dans les meilleurs délais" – fait le gros dos : qui c’est, Marie ?

Air France a préféré la langue de bois, je vous livre leur réponse sans y changer une lettre : " Une grève de l'ensemble des sociétés de sûreté de l’aéroport est à l’origine des désagréments que vus avez vécus et nous vous présentons nos sincères excuses.

"Vous comprendrez que l'impact prévisionnel a été lourd pour les postes d'inspection filtrage et la sécurisassions bagages."

Donc, je réponds que le compte n’y est pas : "Vous en répondez pas vraiment à la question : à quoi correspond cette discrimination inacceptable effectuée au niveau des contrôles des passeports par du personnel Air France, et compter vous agir pour que cela ne se reproduise plus ?"

Et je reçois ce jeudi 10 à midi, l’appel d’une dame un peu énervée – difficile de placer deux mots – qui m’explique ne pas être responsable des grèves des services de police, et que tous leurs efforts ont porté à faire passer en priorité les passagers dont l’avion était sur le point de décoller.

Sauf que la file prioritaire n’était pas composée de passagers dont l’avion était sur le point de décoller et que dans ma file, des passagers de seconde zone s’impatientaient parce que l’embarquement du leur était plus qu’annoncé.

Question perfide de ma part : et au retour, après débarquement ?

Là, plus d’ambiguïté : plus aucune urgence, plus d’avion à attraper au vol ! Et la réponse toujours aussi énervée est venue : les business paient plus cher, donc ils sont le droit de passer devant les autres au contrôle d’identité.

C’est clair : Air France n’est pas éthique … ce qui ne signifie pas que je ne voyagerai plus sur ces lignes ; simplement, je ne répondrai plus vraiment aux sourires de façade des hôtesses parce que je voyagerai avec une compagnie pur laquelle je ne sentirai plus aucune affinité.

Comme je fais mes courses à la supérette du coin, non pas parce que le patron est sympa, mais parce que je n’ai pas envie de courir plus loin : pas très gai, comme relation client, mais qui l’a cherché ?

La Nuit du Marketing … sondage express !

a2db2ba69f1ba81db966acd9e70a0ba7.jpgLa Nuit du Marketing a été l’occasion pour plus de 500 visiteurs de découvrir le magnifique Musée des Arts Forains, avec un festival d’animations détonantes, d’expérimentations, de jeux et de surprises autour d’un immense buffet exotique.

Placée sous le thème "Les enfants vont se coucher tard", elle aura également permis de retrouver les principaux invités à l’âge de 8 ans – en photo évidemment : Max Guazzini, Vincent Bolloré, etc. … et votre serviteur (non, je ne la publierai pas ici) !

L’Ifop a réalisé un petit sondage parmi l’assistance : "Quel enfant étiez-vous ?" ; moi, j’avais déjà répondu à Bruno Fuchs : j’étais particulièrement timide, je ne mens pas. Petits extrait :

"Sans grand étonnement, c’est un profil d’enfant d’abord créatif puis studieux qui ressort.

"Par ailleurs, l’aventurier Tintin, connu principalement pour sa curiosité et son désir de justice dans ses folles aventures, est apparu comme le héros préféré de l’assistance aux côtés de Cat Woman, qui incarne davantage la super héroïne qui souhaite prendre le contrôle de sa vie.

"Entre quête et conquête du monde, ces deux personnages représentent l’esprit des grands enfants d’aujourd’hui. Les mêmes qui, quelques années en arrière, traînaient à table pour manger leurs épinards et faire leurs devoirs en rentrant de l’école.

"Deux souvenirs qu’ils ne sont pas prêts d’oublier car les résultats retenus par l’étude montrent distinctement que ces deux items ont, sans aucun doute, traumatisé des générations entières.

"Heureusement tout n’est pas aussi traumatisant : la magie de Noël ne brille pas seulement dans le regard des enfants mais bien dans celui des adultes, car cette affirmation est citée aux côtés de "manger des bonbons" comme étant des activités d’adultes aujourd’hui comme des parenthèses du monde des enfants".

Je m’arrête là, j’ai un rendez-vous chez le dentiste : j’ai dû manger trop de bonbons !

Ce sont les marketers qui le disent le mieux

6ba28c01b958e58a01c2c9ff426b6e68.jpgQuoi ? Que les marketers sont incapables d’écouter leurs clients, et encore moins de leur répondre !

Bref, ils font couramment la triste expérience d’être – également – des consommateurs … et c’est là que le bât blesse ; témoin après bien d’autres, comme Jean-Félix Biosse Duplan – voir sa chronique ici même –, aujourd’hui Thierry Maillet, l’auteur de Génération Participation sur son blog :

"Il y a une dizaine de jours je cherchais (et cherche toujours si vous pouviez m'aider) un scanner de poche de qualité et fiable.

"Je vais sur le site de la FNAC qui propose à la mi-juin 2008 un produit très sévèrement critiqué par deux internautes clients en décembre 2007 et mars 2008. Dans les deux cas le site de la FNAC a mentionné la réponse toute faite : merci de vos remarques, nous traitons votre demande …"

Je pourrais renvoyer Thierry à bon nombre de papiers publiés au fil de ma vie de consommateur ici et : les marketers sont autistes, ils parlent dans le vide, sans jamais se soucier des consommateurs qui essaient de leur susurrer quelques remarques … très souvent de bon sens.

Il y en a d’autres qui comment à se saisir du problème, à développer des solutions de Relation Clients plus respectueuses des dits clients ; des entreprises qui considèrent – enfin – que les clients ne sont pas des vaches à lait – juste bonnes à traire, donc – mais des gens … et parfois, pleins de bon sens.

Bref, qu’ils participent de (et à) une intelligence collective qu’il serait parfois bon de prendre en compte.

Ne venez pas vous plaindre

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Vous ne savez pas comment vous garer rue Paul Valéry ? Vous occupez tout le trottoir pour ne pas gêner la circulation et vous glissez un mot sous le pare-brise indiquant : "Voiture du personnel de l'ambassade du Congo" ; pas besoin de plaque CD, on ne vous verbalisera pas!

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Vous ne savez pas trop comment garer votre 4X4 près de l'Etoile ? Pas de problème, il y a le trottoir de l'avenue de la Grande Armée pour cela ... et un 4x4, c'est bien fait pour monter les marches. On ne vous verbalisera pas, le voiturier est là pour ça!

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Bref, ils sont bien malheureux les Parisiens qui doivent se garer à proximité de la place Charles de Gaulle : ça manque cruellement de transports en commun et de parkings.

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Votre emploi du temps ne vous laisse que le temps d'un sandwich dans un café : circulez, allez vous garer plus loin, ou prenez le métro.

Personnellement, j'ai un Pass Navigo : voir mon papier du 25 Juin ... là aussi, tout n'est pas rose !

Premiers retours

Un livre sur une serviette de bain, à côté d'un tube de crème à bronzer, d'un magazine et d'une paire de tongs : quoi de plus banal en cette période de (presque) vacances ?

Sauf que lorsqu'il s'agit du vôtre et que le post qui l'accompagne me fait rougir comme une tomate au plus fort de l'été, difficile de résister à un petit lien pour vous inviter à vous transporter sur l'excellent blog de Thierry Spencer : Le sens du client.

Sur facebook aussi apparaissent les premiers cmmentaires comme celui d'Aurélien : "Je travaille depuis 11 années dans la pub, et je dois dire que votre livre (que j'ai dévoré) m'a particulièrement éclairé dans ma réflexion sur ce métier.

Du coup, j'en ai acheté 3 afin de le diffuser dans mon agence (ddh.fr). Le 2.0 va révolutionner mon métier (pas seulement mon métier d'ailleurs), c'est particulièrement excitant. Le pilotage des Marques va en être bouleversé, reste à faire rapidement évoluer les esprits... Merci pour votre ouvrage".

Si vous voulez dire du mal du livre, n'hésitez pas ... cela me changerait ! Laughing

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Réseaux physiques et réseaux virtuels

10aef94d22d3d87e13a99f9c2cb15dd3.jpgLes réseaux physiques, c’est bien … surtout si l’on a des occasions pour se rencontrer : pour le marketing, il y a les incontournables comme les réunions de Clubs de l’Adetem, ses Happy Hours – là, c’est bien, on réseaute sans prétexte, autour d’un verre – et bien entendu l’événement de l’année : la Nuit du Marketing, le 3 Juillet prochain.

Mais il ne faut pas oublier les réseaux virtuels et les meilleurs, ce sont ceux qui permettent de rencontrer des gens intéressants, un peu comme dans la vraie vie, en laissant une place au hasard : donc, que les marketers qui ne sont pas encore sur facebook se dépêchent … le groupe des Pros du Marketing by Adetem les attend … et ce n’est pas réservé aux membres à jour de leur cotisation.

Et vous découvrirez le plaisir de naviguer du virtuel au réel et vice versa : des tas de rencontres informelles et sympathiques qui débouchent aussi parfois … sur du business – mais là, vous n’êtes pas obligé, c’est bientôt les vacances.

Ticket Chic ou Ticket Fripé ?

355ab9995165c4e303febf2fde75cb03.jpgDepuis 2 ans, j’ai troqué la voiture pour un Pass Navigo … ce qui m’amène régulièrement à me poser des questions, tant sur la notion de service publique de la Ratp ou de la Sncf, que de leur simple notion de service, d’ailleurs.

La ligne 1 est en cours de totale automatisation, comme le ligne 14 : d’ici 2010, plus de personnel roulant sur la ligne … tout comme il n’y a déjà plus de vendeurs de tickets dans certaines stations comme Bérault : si vous souhaitez un titre de transport, débrouillez-vous avec le distributeur automatique.

L’ex-vendeur s’ennuie ferme derrière son guichet rebaptisé information ; et si vraiment il lui prend l’envie d’aider un passager peu doué pour le dialogue homme machine, il n’a plus qu’à sortir de sa cahute. Rassurez-vous, cela ne lui arrive pas souvent : la plupart du temps, il préfère s’ennuyer ferme : comme ça, la régie pourra supprimer son poste en toute tranquillité … et laisser les passagers se battre avec des machines qu’ils ne comprennent pas.

De temps à autre, un passager allume une cigarette, tire nerveusement dessus, se précipite dans la rame qui arrive … et exhale sa fumée dans le wagon dont les portes se ferment ; dans la rame, vous buttez sur un chien qui halète … et surtout ne vous avisez pas de signaler l’avis placardé ne tolérant que les compagnons des non voyants : de toute façon, il est passé tranquillement sous le nez du préposé à l’information … pas à la sécurité !

Nul doute alors que les rames brouissent d’un incessant petit commerce : joueurs d’accordéon ou de guitare en tous genres, avec amplificateurs ; mendiants fort professionnalisés, qui distribuent des papiers expliquant leur détresse en plusieurs langues – leur quartier général, c’est, notamment, la station RER Nation : les touristes qui vont à EuroDisney se laissent plus facilement attendrir que les parisiens qui les voient s’échanger leur petit matériel en éclusant un petite bière ou ne fumant une cigarette sur le quai de Nation.

Le RER C n’est pas mieux loti que le A – bref, Sncf Ratp, même combat : l’autre jour, je patientais sur le quai la station Bibliothèque de France, toute neuve : on y fume allègrement, pas un voyou isolé, non, ça va du cadre moyen à l’ouvrier de banlieue en passant par la secrétaire pressée.

Peut-être le stress des retards quotidiens : mon train avait 20 minutes de retard, et quand il est arrivé, l’affichage électrique était erroné … pas pratique, juste un haut parleur nasillard qu’on entend à peine dans le tumulte ambiant !

En 2010, la ligne 1 sera donc totalement automatisée : plus de personnel dans les rames, plus de personnel en station, bonjour la sécurité ! La Ratp semble développer une vision de la sécurité fondée sur la répression et l’exemple, plutôt que sur la prévention : pas de soucis, vous pouvez transgresser la loi ou ses règlements comme bon vous semble … mais ne vous vous faites surtout pas prendre sans ticket.

Et là, c’est plutôt bien rodé : les contrôleurs se massent par petits paquets, avec parfois quelques agents de sécurité pour le cas où … et pan sur les resquilleurs ! Pour les voir, ce n’est pas toujours facile, mais il y a une technique assez simple : placez-vous derrière un black ou un beur dans uns station type Châtelet, dans la salle des échanges, et là vlan ! Comme la misère sur le pauvre monde !

Moi, pas de problème, on ne me demande jamais rien : trop vieux sans doute, plus assez souple pour sauter la barrière. Bon mais c’est leur vision de la sécurité : les passagers peuvent se faire gentiment agresser dans un couloir sombre, mais que les assassins ne s’avisent pas de passer sans ticket !

Car tout est bon pour "rentrer" des sous : justement à Châtelet, une des stations les plus fréquentées – Métros 1, 4, 7, 11, RER A, B, D – la salle d’échange entre le (...)

Une musique bien vivante

604bf31176dfb34382f9c24826276ede.jpgLes ventes de disques en chute libre ? Triste réalité pour les majors … mais par pour (tous) les artistes.

La Sacem vient de publier ses comptes : beau fixe ou presque puisque « après une baisse de 0,2 % des perceptions en 2006, les revenus de la plus grosse société de collecte et de redistribution de droits d’auteur en France ont augmenté de 0,4 % en 2007, à 759,1 millions d’euros », selon Libération.

Mais attention : représentant aujourd’hui un plus 15% de l’ensemble, contre 21% il y a cinq ans, les droits liés au disque continuent leur descente aux enfers, certainement pas compensés par le téléchargement "légal" qui plafonne à moins de 1%.

Télévision et radio stagnent tandis que les droits liés aux concerts progressent de 8,7% : bref, la musique vivante se porte bien.

En d’autres termes, le nouveau projet de loi Hadopi de la Ministre de la Culture et de la Communication, Christine Albanel, projet destiné à succéder à la loi DADVSI morte née, et visant à réprimer plus efficacement le téléchargement "pirate", ne cherche en aucun cas à protéger la musique – qui se porte bien – mais l’industrie musicale, ce qui ne constitue pas du tout le même combat : la défense de 4 majors et quelques dizaines de riches artistes, ce n’est pas celle de la musique vivante.

Les majors, on les connaît ; les artistes qui engrangent de savoureux bénéfices de la vente de leurs disques, également : ils sont 52 à avoir lancé un appel à lutter contre le téléchargement illégal dans le Journal du Dimanche – ça tombe bien, il n’y en a pas un seul que j’aime vraiment, je préfère le rock !

Les autres artistes, ceux que les majors assassinent de leurs contrats léonins – et ne touchent souvent pas un centime des ventes de leurs albums – ces artistes préfèrent que la musique circule librement sur la toile : au moins, ça leur fait de la publicité pour leurs spectacles … ça leur donne l’impression d’exister vraiment, en dehors et malgré les multinationales de l’édition musicale.

Bien sûr, pour illustrer ce papier, rien de tel que la pochette du dernier disque de Manu Chao qui lui se range généreusement aux côtés des artistes de la rue : à écouter plutôt que Etienne Daho, Christophe Maé, Kery James, Sinik, Francis Cabrel, Patrick Bruel, etc. : la suite sur le Journal du Dimanche !

C’est comme ça !

70c0c063e24a91d06ecbf3560751c82a.jpgLa récente campagne de recrutement de McDonald's n’était pas sans évoquer le buzz raté de Wal-Mart, mettant en scène un couple de bloggers parcourant les Etats Unis à bord d’un camping car, et dialoguant avec des dizaines d’employés de la chaîne, tous ravis de leurs conditions de travail idylliques !

Pas vraiment crédible dans un cas comme dans l’autre, mais l’avantage des spots à la télévision, c’est que personne ne laisse de commentaires !

D’autant que régulièrement, McDonald's défraie la chronique avec des grèves à répétition dans ses magasins, comme aujourd’hui encore, rue de Rennes : un restaurant très fréquenté dans un quartier qui ne l’est pas moins, pas très bon pour la réputation de la chaîne.

Mais, pour ceux qui n’ont pas peur du cholestérol, qualité et propreté sont au rendez-vous, ce sont les standards américains – la précarité de l’emploi aussi, d’ailleurs.

Le problème, c’est que les salariés ne regimbent pour cause de salaires trop bas ou d’horaires déments : non, pour cause de cafards, comme le rapportent les premiers Rue89 et Le Post : " Les anecdotes pullulent: des cafards dans les boissons, des souris dans le restaurant, des stocks de pain grignotés, etc."

Cela n’empêche pas les affamés sur la vidéo de se précipiter dans la boutique en arrière-plan comme si de rien n’était : ça me rappelle un ancien reportage sur M6, où les méchants employés distribuaient des tracts pour informer les clients des risques sanitaires qu’ils couraient au Chicago Pizza Pie, aujourd’hui disparu : « Propos d’employés mécontents, aucun risque répliquaient les convives » … tandis que les caméras cachées filmaient la bien réelle vermine des cuisines.

Un petit tour sur Ciao.fr montre des avis d’anciens salariés plutôt partagés : « Le boulot d'équipier est sympa pour les étudiants à la fac, ça leur permet de mettre un peu de beurre dans les épinards! Ils peuvent se permettre de travailler vu qu'ils n'ont pas trop d'heures de cours. Je vous parle en connaissance de causes, j'ai réussi ma licence avec une mention AB tout en faisant mes 10-15h de Mac do chaque semaine ! », conclut marjo2208, après plusieurs de pages de prose élogieuse bien fournie ; ludovica12 apparaît plus lapidaire : « Voilà pourquoi en réalité j'écris un avis déçu: Pour dénoncer les abus et les discriminations que MacDo fait à ses clients et à ses employés ! » ; et lui aussi d’évoquer quelques problèmes d’hygiène …

Nul doute que demain, tout cela sera discuté, commenté dans la blogosphère ; mais qui croire … même si je ne sais pas, le commentaire ampoulé de marjo2208 me laisse septique.

Alors j’ai tapé : « McDonald cafard » … et je n’ai pas été déçu : « mcdo c'est bon mais quand on voit un cafard qui se balade à coté de toi quand tu manges et bah ça coupe un peu l'appétit », racontait déjà kelkun789 sur le forum de PcInpact le … 15-09-2005 : une vielle histoire !

Ça me rappelle le patron du Fouquet’s qui justifiait la présence de rats dans ses cuisines d’un lapidaire : « Il y en a toujours dans les cuisines » !

Le Marketing 2.0, vu par Alain Montembault*

Travailler avec des consommateurs : de la co-innovation au co-développement

La collaboration avec des consommateurs sur le lieu de création de la science et de la technologie du groupe Danone est un challenge permanent. C’est pourquoi, nous avons appelé ce lieu de travail entre ingénieurs et utilisateurs l’Ateliez. Nos équipes projet accueillent chaque semaine ces nouveaux participants très actifs. Et face à des réactions directes, des émotions instantanées et des préférences étonnantes, l’équipe projet doit apprendre à gérer cette nouvelle proximité. Une formation initiale et des expériences répétées conduisent rapidement à une bonne maîtrise  des protocoles.

C’est un processus très structuré qui ne doit rien au hasard. Nous avons  identifié 3 facteurs clefs de succès pour atteindre nos objectifs : la situation, le sens de la situation et l’action :

  • Nous sommes persuadés que ce travail collaboratif n’a de valeur que dans des situations précises (ex : à domicile ou au bureau, à jeun ou en fin de repas, seul ou à plusieurs …). La description d’une situation reste complexe car multidimensionnelle.
  • Cette première étape ne suffit pas car le sens de la situation est apporté par le groupe de personnes qui agit. Ce n’est pas l’environnement qui donne le sens mais les individus (ex : décorer une salle en hall de gare ne transforme pas les personnes en voyageurs). Chaque individu apporte sa propre histoire et s’investit différemment. Le recrutement de "lead-users" impliqués par le bénéfice nutritionnel et santé de la catégorie de produit permet d’augmenter la pertinence des résultats.
  • Et il faut ensuite mettre nos nouveaux partenaires en action. Le mouvement libère les comportements très analytiques, logiques et rationnels (ex : substituer un souvenir sur l’utilisation d’un packaging dans le réfrigérateur par une démonstration réelle permet d’identifier plus sûrement des éléments d’insatisfaction, …).

Cette collaboration avec des individus impliqués se positionne en aval pour finaliser des produits et des packagings et remonte jusqu'à l’amont de la création de prototypes pour nourrir des concepts et des positionnements.

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) nous permettent des développements de produits dans la vie réelle. Être dans l’univers quotidien d’une femme, d’un sportif ou d’un étudiant, c’est avoir accès à une vraie dynamique des préférences et des choix. Un contact quotidien avec nos consommateurs / collaborateurs conduit à un nouveau mode de travail interne avec les ingénieurs de développement. A travers des WEB communautaires, l’engagement devient immense des 2 côtés. Les goûts, les pratiques et les comportements locaux sont alors de nouvelles opportunités et non des contraintes.

En conclusion, nous sommes convaincus que ce travail participatif permet de mieux partager le bénéfice entre l’entreprise et le consommateur. Il n'existe pas de produits durables sans bénéfice perçu et partagé. Nous travaillons de ce fait en R&D avec des consommateurs dès le stade de la co-innovation jusqu’aux phases finales de co-développement.

* Directeur R&D Consumer Science – Danone Research

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Salut les Luxembourgeois !

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Alexa est un site internet américain qui audite et rend publique la fréquentation des sites internet, nous apprend Dico du net : super, je vais enfin connaître mon audience planétaire !

Je me situe donc à la 2 060 649° place mondiale : pas de quoi pavoiser, mon ego en prend un sacré coup, même si je ne me rend pas vraiment compte de ce que cela représente vraiment !

D'où me viennent tous mes visiteurs : très majoritairement (57.6%) du ... Luxembourg !

Moi qui croyais avoir encore quelques copains en France !

Encore un truc à rayer de la liste des machins sensés nous aider.

Salut les Luxembourgeois !

Un peu de musique

924cbad07c2f8b0db84076c9952842b4.jpgThe Rhythm, vous connaissez ?

The Rhythm, c'est une sorte communauté musicale d'un nouveau genre, construite sur Netvibes, proposant une "expérience musicale complète, avec du son, de la vidéo, des infos, des billets d'humeur, une boutique en ligne".

Mais c'est avant tout, une approche résolument sélective de la musique, réalisée par le DJ, mise en scène par le Geek,

avec pour "seul objectif : l'originalite".

Bref, un programme plutôt sympa, à en croire le mail que je viens de recevoir et une rapide visite sur le site en question. Pour mieux comprendre, j'ai demandé au Geek, alias Antoine Dubuquoy, en quoi leur projet est réellement novateur.

Antoine Dubuquoy : The Rhythm est né d'un constat : l'écosystème de la musique est TRES vaste, il est de plus en plus difficile pour le consommateur de s'y retrouver. C'est la base de la théorie de la Longue Traîne. Toujours dans l'aspect théorique, Chris Anderson a parlé de "filtres de recommandation" pour permettre à du contenu d'émerger de cette masse protéiforme et en constante expansion.

Autre constat, applicable à beaucoup des contenus disponibles sur Internet, la question de la marque. Un contenu non "brandé", non labellisé, n'existe quasiment pas. Dans tous les cas, il est très difficile pour celui qui n'en connait pas l'existence de tomber dessus autrement que par hasard.

Pour revenir à la musique, il est à la fois difficile pour un nouvel artiste d'acquérir de la visibilité, et difficile pour des artistes établis de garder leur visibilité (pb d'exploitation des fonds de catalogues par les majors).

Les plate-formes légales de distribution de musique (iTunes, Amazon) ont un inventaire vaste, mais mettent en avant ce qui se vend en grandes quantités. Au final peu de découvertes mises en avant.

C'est à ce niveau que nous avons décidé d'intervenir avec une approche éditorialisée donnant la part belle au facteur humain.

Il y a des plate-formes de webradios remarquables (Pandora, Deezer, Last FM) qui laissent à un algorithme le soin de créer des playlists sur la base de la saisie de quelques critères.

Mais rien n'est à mon sens plus pertinent que l'intervention du DJ, qui fouille, assemble, recommande.

L'innovation est dans le choix de la rareté, d'un inventaire restreint (élaboration progressive de playlists, ciselées avec soin, mêlant différents genres musicaux dans un soucis de découverte, de cohérence sonore)... Alors que l'Internet fonctionne sur la surabondance, qui génère au final frustration face à l'incapacité de choisir, nous avons un parti-pris de rareté. Peu mais bon. Avec une expérience facilitée. Un clic. Une playlist.

Aujourd'hui, le site (réalisé en low cost de façon encore assez artisanale) offre une expérience vidéo à l'unité: la vidéo du jour, une expérience vidéo en flux (player avec "chaîne" de clips), un player audio dont les playlists seront renouvelées régulièrement (et accessibles ensuite sous forme d'archives), une boutique Amazon pour se procurer ce qu'on a aimé.

Modèle économique encore à préciser. L'objectif est de développer l'audience dans un premier temps.

Dans un second temps, nous pensons à développer une version mobile. Partant du principe que la musique est destinée plus à être consommée qu'à être possédée. D'où la dématérialisation du contenu, mais aussi un questionnement sur la nécessité de stocker les fichier chez soi alors qu'on peut accéder à du "clé en main" délocalisé.

Vaste projet ... et bon courage ! 

Vertical versus horizontal

On assiste aujourd'hui à de plus en plus violents bras de fers entre tenants d'une communication verticale (les agences de publicités "classiques") versus ceux d'une communication horizontale : les blagueurs et autres contributeurs de wikis, notamment.

Dernier épisode en date : une étude signée Euro RSCG concluent : "Wikipédia cannibalise l'image des entreprises du CAC 40 et de leurs dirigeants" ... rien que ça !

Quel est le noeud du problème ?

Simple : hier, quand un internaute cherchait des informations sur une société du CAC 40, il avait le choix entre en lire le rapport en ligne sur son site (donc dans un espace totalement contrôlé par la dite société et des agences) ; ou les commentaires des journalistes professionnels ... dont certains ne constituent hélas bien souvent que de pâles copies des communiqués rédigées par les directions financières des sociétés concernée, épaulées par leurs agences de RP.

Bref : tout était parfaitement sous contrôle dans le meilleur des mondes.

Et voilà qu'aujourd'hui, le premier lien que renvoie Google à ce même internaute pointe vers Wikipédia ... et là, plus rien n'est sous contrôle ! Enfin, ce n'est plus le même contrôle : on tombe dans l'auto-contrôle des contributeurs qui construisent collectivement un article d'encyclopédie.

On passe de la notion d'image de marque (patiemment construite par des publicitaires) à celle de réputation ... qui ne dépend que de l'analyse et du vécu de simples citoyens. Des citoyens qui ont parfois souffert d'expériences décevantes ou découvert des secrets que les communicateurs professionnels aimeraient bien cacher.

Traditionnellement le travail des publicitaires consiste à réaliser des études marketing pour connaître l'image de marque perçue par les consommateurs (réunions de groupe, sondages, etc.) ; suivies de superbes compagnes à la télévision ou dans la presse pour modifier, améliorer la dite image - pour la rendre plus conforme à la stratégie de l'entreprise.

Évidemment, les rapports rédigés par les instituts d'études demeurent secrets : pas question d'étaler ses soucis au grand jour ! C'est même l'exact inverse qui est communiqué : on me reproche mon arrogance, je communique que je suis très ouvert et convivial ... c'est ça, la pub.

Or voilà que le résultat de ces études (en partie, mais quand même) se trouve impunément publié sur la toile !

Deux réactions possibles. Un, s'insurger, demander le droit à publier la parole officielle : c'est la démarche de certains publicitaires demandant la publication d'une NDLE, pour "note de l'entreprise".

Deux : comprendre, évaluer ce discours citoyen ... se doter d'outils d'écoute non seulement de Wikipédia, mais aussi de tous les blogs, forums et autres lieux d'expression spontanée.

Puis réagir de façon appropriée, c'est-à-dire en ne cherchant pas à enfouir la réalité sous des tonnes de publicité en totale contradiction avec la réalité, mais en s'intégrant dans ce nouveau tissu conversationnel.

Et là où les (certains) publicitaires prennent peur, d'autres jouent le jeu : je pense notamment à l'Oréal dont j'avais eu le plaisir d'interroger le Directeur Internet lors d'une table ronde consacrée à l'e-réputation au salon i-expo, et qui prône le dialogue là où d'aucuns jouent la politique de l'autruche.

L'intelligence collective existe : autant apprendre à faire avec !

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Avant la Nuit ...

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Avant le Nuit du Marketing, retrouver les productions récentes de Miss Tic à la Galerie Fanny Guillon Laffaille, 4 avenue de Messine, du 18 juin au 24 juillet 2008 ... et toujours sur le blog Miss Tic Fan Club que lui consacre son plus fidèle supporter Henri Kaufman.

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